Article publié le 23 Septembre 2020 14:00:00
par Sophie CHAUDEY

Owca : protection animale et engagement écologique

Créée il y a tout juste un an par trois jeunes femmes, cette association ne cesse de se développer, alliant prises en charge d’animaux et actions de sensibilisation pour l’environnement.

Le 19 septembre, Owca a officiellement fêté son premier anniversaire avec à son actif un premier bilan qui en dit long, à la fois sur l’efficacité de cette toute jeune association parisienne, et sur la triste réalité de sa mission : « depuis notre création en 2019, nous avons effectué 230 prises en charge d’animaux » explique ainsi Margaux, 28 ans, Présidente d’Owca.

Aux côtés d’Océane, 25 ans et de Maïa, 27 ans, rencontrées dans le milieu associatif de protection animale, elle a souhaité faire évoluer son engagement. « Nous avions à cœur de créer une association qui nous ressemble, tournée vers tous les animaux » détaille ainsi Margaux, qui envisage la protection animale comme une cause globale à défendre. Aux yeux d’Owca, les actions menées pour venir en aide aux animaux de compagnie sont intrinsèquement liées à la lutte pour la biodiversité, et contre le dérèglement climatique : « nous faisons partie d’un tout, on ne peut pas prétendre sauver des animaux et détruire la planète par ailleurs » argumente la Présidente de l’association, qui souligne également les convictions intimes des trois fondatrices. Toutes sont véganes, ne manque pas de souligner Margaux, pour qui ce « besoin de cohérence » est indispensable.

Site de l'association Owca - Capture écran 

 

Un accompagnement à la carte

Fortes de leurs expériences passées, Margaux, Océane et Maïa ont mis au point une structure proposant aux familles d’accueil et aux adoptants un véritable « accompagnement à la carte. Chez nous le processus d’adoption est long, il commence par un premier appel pour donner tous les conseils nécessaires à la prise en charge de l’animal, en fonction du mode de vie de la personne » détaille ainsi la Présidente d’Owca. Le processus se poursuit par des visites, chez la famille d’accueil et/ou le future adoptant, et les bénévoles de l’association s’engagent à rester à l’écoute des personnes après l’adoption, en cas de besoins.  

« L’idée en créant cette association était proposer nos services dans ce que l’on sait faire, c’est à dire récupérer les animaux errants et abandonnés pour leur trouver une famille d’accueil, puis d’élargir petit à petit nos missions » poursuit Margaux.

Sensibiliser, sans culpabiliser

Pour se faire, Owca communique sur différentes causes lui tenant à cœur, dont le référendum d'initiative partagée sur les animaux, la souffrance animale liée à l’industrie de la fourrure, ou l’exploitation animale sous toutes ses formes. "Nous voulons défendre nos valeurs via notre association » détaille Margaux qui souligne, par ailleurs, l’importance de « porter ce discours de sensibilisation sans être culpabilisant ».

Par ailleurs, les fondatrices d’Owca enrôlent leurs bénévoles dans différentes actions auxquelles elles participent en tant que militantes, comme des marches pour le climat et contre la fourrure, ou bien encore les opérations « cleanwalks » destinées à lutter contre les déchets sauvages et la pollution des océans.

Une approche générationnelle

« Nous appartenons à une génération plus sensibilisée aux problèmes environnementaux, c’est aussi pour cela que nous rencontrons beaucoup de jeunes qui se reconnaissent dans notre démarche » analyse Margaux. Aujourd’hui, les familles d’accueil et les bénévoles impliqués aux côtés d’Owca ont ainsi, majoritairement, entre 25 et 30 ans, même si « du côté des adoptants les profils sont plus variés ». Pour la Présidente, la forte présence de jeunes auprès de l’association s’explique également par l'activité d’Owca sur les réseaux sociaux et par les visuels particulièrement soignés que les fondatrices mettent un point d’honneur à présenter sur leur site. Par ailleurs, les échanges entre personnes du même âge peuvent parfois encourager les bénévoles et adoptants : « quelqu’un qui a entre 20 et 30 ans est plus à l’aise pour discuter du soin et du suivi des animaux, poser ses questions avant une adoption, avec des personnes en face qui ont le même âge » argumente ainsi Margaux.

Des projets à venir

Pour continuer sur sa lancée, Owca peut s’appuyer sur un vivier de bénévoles très actifs, mais a toujours besoin de renfort et de familles d’accueil.  D’autant que les projets ne manquent pas : « cette année nous allons chercher des financements pour mener des campagnes de stérilisation. On aimerait bien aussi s’étendre au-delà de l’Ile de France. »

Et pour tous ceux qui se posent la question, « Owca » signifie mouton femelle en polonais. Un clin d’œil aux origines de l’une des fondatrices, mais également une forme de rappel : les actions de l’association concernent tous les animaux, sans distinction d’espèce. « Et puis ce nom nous plaisait car il est court et dynamique, ce qui nous va bien ! » conclut Margaux.

 

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