Article publié le 27 Octobre 2020 14:00:00
par Sophie CHAUDEY

L’école Animostéo développe des partenariats avec les refuges

Afin d’allier bien-être des animaux et formation des étudiants, l’école d’ostéopathie animale, installée dans les Bouches-du-Rhône, propose d’intervenir gratuitement dans les refuges de la région. 

Inscrite depuis 2019 sur la plateforme Solidarité-Animal, l’école Animostéo est toujours à la recherche de partenariats avec des refuges afin d’étendre son réseau. L’idée est simple : la formation d’ostéopathe nécessitant beaucoup de pratique, les étudiants de l’école, accompagnés de professionnels aguerris, se proposent d’intervenir gratuitement auprès des animaux de refuges. En contrepartie, ces derniers bénéficient de soins et d’attentions particulières. Un échange gagnant-gagnant que le fondateur d’Animostéo, Lannik Nioré, souhaite poursuivre et développer. « Il s’agit à la fois d’une action de bien-être animal à destination des animaux qui en ont plus besoin, et d’un passage nécessaire pour la formation de nos étudiants. Au plus on pourra travailler avec des refuges, au mieux ce sera. » 

Idéalement, Animoséto souhaiterait collaborer avec des associations situées dans le secteur d’Aix-Marseille, l’école étant basée dans la commune de Bouc-Bel-Air dans le département des Bouches-du-Rhône. « Au-delà de 30 minutes de voiture, cela risque d’engendrer trop de frais pour nos étudiants précise le gérant de l’école. Cependant, en fonction des demandes, nous pouvons envisager d’organiser des déplacements plus lointains, sur toute une journée. »

Un travail complémentaire avec les bénévoles et les vétérinaires des refuges

Pour l’heure, l’école travaille régulièrement avec la SPA d’Aix-en-Provence, et trois refuges indépendants (le refuge de l’Arbois, le centre de défense des animaux de Marseille et de Provence et la maison des chats de Gardanne). Au sein de ces structures, Animostéo développe différents axes de travail en fonction du niveau des étudiants, dont la formation s’étale sur cinq ans. Ainsi les premières et deuxièmes années interviennent pour des manipulations de base. « Vue de l’extérieur, cela peut s’apparenter à des papouilles et des caresses, souligne Lannik Nioré, mais ce travail participe aussi à la socialisation des animaux, en plus du travail déjà effectué par les personnels et bénévoles des refuges. » Les étudiants des années supérieures peuvent quant à eux effectuer des véritables opérations de soin et, le cas échéant, « opérer un pré-diagnostic de certaines maladies permettant de faire rapidement appel à vétérinaire pour une meilleure prise en charge » estime le fondateur d’Animostéo.

L’ostéopathie animale couvre un large domaine d’intervention

L’ostéopathie pour les animaux est une adaptation de l’ostéopathie pour les humains. Aujourd’hui, pour exercer en tant qu’ostéopathe animal en France, il faut avoir réussi des examens nationaux organisés par le Conseil National de l’Ordre Vétérinaires (CNOV). « Les ostéopathes sont très connus pour la partie articulaire. On nous appelle le plus souvent pour des boiteries repérées chez les animaux, mais notre domaine d’intervention est très large. Nous pouvons notamment effectuer des traitements crâniens ou agir sur des dysfonctions viscérales, et nous pouvons aider à résoudre des problématiques comportementales, en complément d’autres professionnels comme des éthologues. » Si l’ostéopathie animale est surtout développée dans le monde équestre, toutes les espèces peuvent être concernées, les chiens, les chats (même s’ils ont tendance à moins se laisser manipuler), les NAC et les animaux dits de rente comme les chèvres, les moutons et les vaches.

Lannik Nioré a créé une première école à Annecy en 2011 avant de fonder Animostéo en 2019 dans les Bouches-du-Rhône. Établissement d’enseignement supérieur privé, l’école est inscrite auprès du rectorat d’Aix-Marseille et a reçu la certification Qualiopi, label de qualité des prestataires d'actions de formation.

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