Article publié le 09 Septembre 2020 07:00:00
par Sophie CHAUDEY

Le conseil juridique, une aide précieuse pour les associations

Juriste de formation, Audrey Ziarkowski aimerait être embauchée par une association de protection animale. En attendant, elle met ses compétences en droit bénévolement au service des refuges en manque de moyens. Rencontre.

 

Audrey Ziarkowski. DR

 

A 30 ans, Audrey Ziarkowski a deux passions, le droit et les animaux. Son master de droit privé en poche, elle a naturellement choisi de compléter son parcours par un diplôme universitaire en droit des animaux. Engagée, elle a réalisé à cette occasion son mémoire sur les chiens de catégories, intitulé : « Délit de "sale gueule"! Analyse de la discrimination légale des chiens dits "dangereux" ». Depuis la fin de ses études, il y a huit ans, Audrey Ziarkowski travaille au sein du service de protection juridique d’une compagnie d’assurance. Aujourd’hui, jeune maman d’une petite fille d’un mois et demi, elle met à disposition des refuges le peu de temps dont elle dispose pour les assister bénévolement dans différentes démarches juridiques. En attendant de pouvoir réaliser son objectif de longue date : devenir salariée à temps plein d’une association ou d’une fondation de protection animale.

 

Solidarité-Animal : Pourquoi avoir décidé de poster une annonce sur le site de Solidarité-Animal ? 

Audrey Ziarkowski : J’ai découvert cette plateforme à la lecture d'un article du magazine 30 Millions d'Amis paru cet été. Trouvant l'idée innovante et formidable, je me suis inscrite sans hésiter.

 

S-A : Comment pouvez-vous aider les refuges ?

A.Z : Étant juriste généraliste, je peux aider les refuges dans divers domaines du droit, de manière ponctuelle ou plus régulièrement. Plusieurs associations m'ont déjà contactée pour différentes missions, comme la rédaction d'une charte de bénévolat, d'une convention réciproque, l’élaboration de contrats ou bien encore pour répondre à des questions liées aux assurances. Pour tous ces services de conseils juridique, je peux bien évidemment aider les refuges à distance ce qui me permet d’intervenir au niveau national.

 

S-A : Quelles sont les éventuelles limites à l’aide que vous pouvez apporter ?

A.Z : Mon métier n'est pas de connaître toutes les règles de droit par cœur mais d'être très bonne chercheuse lorsque certaines me sont inconnues ou m’échappent. Dans le cas où je ne serais pas assez spécialisée dans un domaine, je le dirais directement à l'association. Il faut jouer franc-jeu. Le but est d'aider et non pas d'induire en erreur !

 

S-A : Êtes-vous en mesure de répondre à toutes les demandes que vous avez reçues via votre annonce sur la plateforme ?

A.Z : Pour le moment, j’ai été contactée par cinq associations. J’ai été rapidement sollicitée après la publication de mon annonce, ce qui reflète un vrai besoin d’accompagnement juridique de la part des refuges. J'ai déjà commencé à apporter mon aide à une structure et les autres demandes sont en cours de traitement. Je prends le temps de répondre correctement à chaque besoin.

 

S-A : Quel est votre plus grand espoir pour les animaux ?

A.Z : Très bonne et belle question ! Je désire que les animaux soient respectés à leur juste valeur. Ils ne sont pas des objets. Le législateur a reconnu que les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Ainsi, la loi actuelle doit être appliquée, avant, je l'espère, d’évoluer vers une plus grande protection de nos amis. Nous sommes en 2020, il n'est pas normal de faire souffrir un animal, ni par gratuité, ni par plaisir, ni pour le patrimoine, ni pour réguler, ni pour manger ...

 

S-A : Quelle est votre devise dans la vie ?

A.Z : Rien n'est impossible! Il faut définir les possibles pour défier l'impossible! On a tous des rêves. Pourquoi ne pas les réaliser ? Chacun doit faire confiance en ses convictions, y croire, et les respecter.

 

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